Magnétisme

877 praticiens dans 82 départements

Praticiens par département

Ce que c'est

Le magnétisme est une pratique énergétique : le praticien, appelé magnétiseur, pose ou passe les mains au-dessus du corps en affirmant transmettre un « fluide ». Cette notion de fluide n'a pas de fondement reconnu en physique ou en biologie.

Statut en France

Le magnétisme n'est pas une profession réglementée : aucun diplôme d'État, aucun ordre, aucun titre protégé. Le diagnostic et le traitement des maladies restent réservés aux médecins (article L4161-1 du Code de la santé publique). Le Conseil national de l'ordre des médecins rapporte la condamnation d'un magnétiseur pour exercice illégal de la médecine.

Depuis la loi du 10 mai 2024, inciter une personne malade, par des pressions répétées, à renoncer à un traitement médical en lui présentant ce renoncement comme bénéfique est un délit (article 223-1-2 du Code pénal : un an d'emprisonnement et 30 000 € d'amende).

La DGCCRF relève que le référencement de ces praticiens dans des annuaires de professions médicales ou paramédicales peut induire le public en erreur. Thérapeutes de France n'est pas un annuaire de professionnels de santé : la présence d'un magnétiseur ici ne vaut ni reconnaissance ni recommandation.

Ce qu'en disent les sources officielles

Le magnétisme fait partie des pratiques de soins non conventionnelles décrites par l'Ordre des médecins, sans preuve d'efficacité. L'Ordre des masseurs-kinésithérapeutes classe les techniques « énergétiques » parmi les techniques illusoires dont les kinésithérapeutes ne peuvent pas se prévaloir. De son côté, la Miviludes a reçu 4 571 signalements et demandes d'information en 2024 ; de 2022 à 2024, la santé et le bien-être en représentaient 37 %, ce qui en fait la première thématique des signalements reçus par la mission.

Ce qu'ont relevé les contrôles de la répression des fraudes

La DGCCRF a inclus le magnétisme dans sa campagne de contrôles des pratiques de soins non conventionnelles menée d'octobre 2020 à septembre 2021 : sur 381 établissements contrôlés, toutes disciplines confondues, 66 % présentaient au moins une anomalie, le plus souvent une pratique commerciale trompeuse ou un défaut d'information avant la prestation.

Dans une seconde enquête, publiée en mars 2023 et portant sur 165 professionnels du « coaching bien-être », la DGCCRF cite précisément le cas d'un magnétiseur mettant en avant un diplôme qu'il ne détenait pas. Elle relève aussi l'emploi de termes médicaux (« consultation », « docteur ») qui entretiennent la confusion avec un professionnel de santé, et des promesses portant sur des maladies comme la fibromyalgie ou les allergies. Ces contrôles ont donné lieu à 71 avertissements, 59 injonctions et un procès-verbal.

Les formations de magnétiseur

Il n'existe pas de diplôme d'État de magnétiseur. Les écoles délivrent des attestations dont l'intitulé est libre. La DGCCRF a constaté des formations de quelques heures à quelques jours facturées de plusieurs centaines à plusieurs milliers d'euros, des centres se disant « diplômants » ou « certifiants » sans l'être, et un centre annonçant une inscription au Répertoire national des certifications professionnelles « en cours » alors qu'aucune demande n'avait été déposée. Certaines formations imposent ensuite une licence payante, à renouveler chaque année.

Choisir un praticien

Demandez au magnétiseur quelle formation il a suivie et le justificatif de toute mention valorisante (« diplômé », « certifié ») : la DGCCRF invite les consommateurs à le faire. Une certification professionnelle réelle se vérifie sur le site de France compétences.

Le tarif doit être connu avant la séance ; une note est obligatoire à partir de 25 €, et le professionnel doit désigner un médiateur de la consommation. Le magnétisme n'est pas remboursé par l'Assurance maladie.

Ne modifiez aucun traitement sans l'accord de votre médecin. En cas de litige, signalez-le sur SignalConso ; en cas de pression ou d'emprise, informez la Miviludes.

Sources

Sources consultées le 25/10/2026. Texte factuel, sans relecture par un professionnel de santé.